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Hubert Robert

🏛️🍃 Un printemps sous le signe d’Hubert Robert

Ce 22 mai marque la naissance du peintre français, célèbre pour ses caprices architecturaux. Si les vestiges de pierre tiennent une place essentielle dans les œuvres de « Hubert des ruines », la nature n’y est cependant pas en reste. En témoignent les deux expositions qui se tiennent actuellement et dont il est l’un des artistes phares : « Hubert Robert & Fragonard : Le Sentiment de la Nature » au @museedevalence et « Jardins des Lumières, 1750-1800 » au Grand Trianon.

✨ Ainsi, après m’être promenée dans les allées du Musée de Valence, j’ai continué de me délecter des évocations paysagères de Robert dans le majestueux palais du Grand Trianon. Parmi les 160 œuvres témoignant de l’émergence de l’art des jardins paysagers dans la France du XVIIIe, j’ai pu découvrir quatre toiles exceptionnelles de Robert qui ornaient jadis la salle de bain du château de Bagatelle, pavillon de plaisance également appelé la « folie d’Artois » et pour cause… En 1777, à l’issue d’un pari avec Marie-Antoinette, le comte d’Artois, plus jeune frère de Louis XVI, fit construire en 64 jours le château de Bagatelle. Une « folie » qui, du 21 septembre au 26 novembre 1777, requit la participation de 900 ouvriers et la confiscation des matériaux passant à proximité. Il faudra cependant deux années supplémentaires pour achever les décorations. Pour celles de la salle de bain, le comte fit appel à l’un des peintres les plus en vue de son temps, Hubert Robert.

Le peintre réalisa en tout six grandes toiles à l’huile représentant des paysages italiens imaginaires, chacune faisant référence à l’eau — en adéquation avec la fonction de la pièce : La Piscine, La Fontaine, La Balançoire, La Danse, Ménestrels errants et L’Entrée d’une grotte composaient trois paires de formats variés. Robert y mêla librement ruines antiques, sculptures et figures contemporaines en costume du XVIIIe siècle, créant un monde à la fois érudit et galant.

🖼️ Dès 1784, l’humidité de la pièce contraignit l’artiste à restaurer ses propres œuvres. Puis, sous Napoléon, les six toiles furent vendues aux enchères en 1808, passant de main en main avant d’être acquises par le banquier américain J. P. Morgan vers 1910-1911, puis offertes au Metropolitan Museum of Art de New York en 1917, où elles se trouvent encore aujourd’hui.
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À bientôt sur Sfumato ! 💫
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🖼️ Exposition « Jardins des Lumières, 1750-1800 »

🗓️ Du 05 mai au 27 septembre 2026

📍 Le Grand Trianon, Château de Versailles @chateauversailles
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🖼️ Tableaux conservés au MET de New York :
2. La Piscine (1777-1779) *
3. Ménestrels errants (1777-1779)
4. La Balançoire (1777-1779)
5. La Danse (1777-1779) *
6. La Fontaine (1777-1779) *
7. L’Entrée d’une grotte (1784) *

* Exposés au Grand Trianon jusqu’au 27 septembre 2026