Michel-Ange / Rodin, le choc des titans
💥 Ce sont les mots qui me viennent immédiatement à l’esprit quand je repense à l’exposition « Michel-Ange / Rodin – Corps vivants », une confrontation inédite qui s’est tenue du 5 avril au 20 juillet 2026 au Musée du Louvre. Les deux maîtres de la sculpture s’y affrontent autant qu’ils s’y répondent, ce qui les distingue relevant davantage de leur époque que de leur appréhension des corps et de la force vitale qui en émane.
Des corps de marbre, de bronze, de terre cuite ou encore de plâtre qui, inspirés de la mythologie ou de la simple condition humaine, exhalent une sensualité troublante. Sous la matière inerte, on ressent la vie qui palpite, le sang qui insuffle fougue et passion, la respiration qui fait tressaillir chaque centimètre de peau.
⛏️ Michel-Ange (1475-1564) taille dans le marbre la tension d’un corps cherchant à s’arracher à sa gangue, quand Auguste Rodin (1840-1917) pétrit la terre pour en révéler le mouvement contenu. Le premier laisse deviner, sous le poli du ciseau, les muscles bandés d’un esclave prisonnier de sa pierre ; le second imprime dans l’argile la trace même de ses doigts, comme une caresse inachevée. Plus de trois siècles les séparent, mais un même souffle vital traverse leurs œuvres.
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À bientôt sur Sfumato ! 💫
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🏛️ Exposition « Michel-Ange / Rodin – Corps vivants », du 5 avril au 20 juillet 2026.
📍 Musée du Louvre, Paris @museelouvre @museerodinparis
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⭐ Liste des œuvres :
1. Auguste Rodin (1840-1917), La Cariatide tombée portant sa pierre (av 1883). Pierre de France. Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles.
2. Michelangelo Buonarroti, dit Michel-Ange (1475-1564), L’Esclave mourant (1513-1515). Marbre. Musée du Louvre, Paris.
3. Edgar Degas (1834-1917), L’Esclave endormi (vers 1855). Crayon noir sur papier. Musée du Louvre, Paris.
4. Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Étude de bras droit d’après L’Esclave mourant de Michel-Ange. Fusain sur papier gris. Beaux-Arts de Paris.
5. Anonyme (Italie, 16e siècle), Main gauche, dite Main de Michel-Ange (vers 1580?). Terre cuite. Victoria & Albert Museum, Londres.
6. Auguste Rodin, L’Homme au nez cassé (1864). Marbre exposé en 1875 pour les 400 ans de la naissance de Michel-Ange. Musée Rodin, Paris.
7. Entourage de Michel-Ange, d’après (2e quart du 16 siècle), Adolescent accroupi (1884). Plâtre pâtiné d’après le marbre conservé au Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg. Victoria & Albert Museum, Londres.
8. Écorché, dit de Michel-Ange. Moulage en plâtre réalisé au 19e siècle d’après un modèle anonyme du 16 siècle. Beaux-Arts de Paris.
9. Auguste Rodin, La Main de Dieu (vers 1896-98). Marbre. Musée Rodin, Paris.
10. Manufacture de Choisy-le-Roi, d’après un modèle d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse assisté d’Auguste Rodin (vers 1878). Faïence émaillée. Musée Rodin, Paris.
11. Anonyme d’après Michel-Ange, Léda et le cygne (après 1530). Pierre noire. Royal Academy of Arts, Londres.
12. Henri-Charles Maniglier (1826-1901) d’après Michel-Ange, L’Aurore et Le Crépuscule (1873). Marbre. Musée du Louvre, Paris.
13. De gauche à droite : Auguste Rodin, Grande Ombre (1902). Bronze. Musée des Beaux-Arts de Caen. // Giovanni Francesco Rustici, attribué à (1474-1554?), Apollon vainqueur du serpent Python (2ème quart du 16e siècle). Bronze. Musée du Louvre, Paris.
14. Auguste Rodin, Torse de femme nue, de profil à droite, les bras dressés au-dessus de la tête (vers 1910). Crayon graphite et estompe sur papier filigrané. Musée Rodin, Paris.
15. Auguste Rodin, L’Homme et sa pensée (vers 1889). Marbre. Musées d’État, Galerie nationale, Berlin.
16. Auguste Rodin, Le Penseur (1881-82). Bronze. Musée Rodin, Paris.
17. Auguste Rodin, L’Âge d’airain, d’après le bronze (nov. 1883). Crayon graphite, plume, encre brune, gouache,
sur papier vélin. Musée Rodin, Paris.
18. Felice Adriani (actif à Rome vers 1834), d’après Michel-Ange, Moïse (1838). Moulage en plâtre d’après le Moïse marbre conservé dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens, Rome. Beaux-Arts, Paris.
19. Michelangelo Buonarroti, dit Michel-Ange, Homme nu, debout, de face, avançant, portant sa main droite à l’épaule (vers 1505-06). Plume, encre brune, traits au stylet et à la pierre noire. Musée du Louvre, Paris.


