Enchères

Fleurs d’automne

💐 Cette huile sur toile appartient à la série de bouquets peints sur le vif qui, dès les débuts de la carrière d’Henri Fantin-Latour, annoncent l’un des versants les plus admirés de son œuvre. Format modeste, sujet en apparence sans prétention : la toile n’en reflète pas moins une attention aiguë portée au monde végétal, dans une facture déjà assurée.

Contenu dans un petit vase sombre, le bouquet se déploie sur toute la hauteur du tableau. Parmi les fleurs qui se détachent de l’ensemble, les asters blancs dominent tout particulièrement, tels des grappes d’étoiles dans la pénombre. Fleur emblématique du mois de septembre, mais aussi des compositions de l’artiste, ses pétales d’un ivoire éclatant sont contrebalancés, çà et là, par des pétales roses ou bleus qui apportent des notes vives aux tonalités sourdes du tableau. De la masse compacte, un delphinium s’élance jusqu’au sommet de la toile, tandis que des faisceaux de fougères retombent sur la table à peine esquissée. Le fond, d’un brun profond presque uni, absorbe quant à lui la lumière et fait valoir la matière colorée des pétales, posée par touches franches où se devine la rapidité de l’exécution.

✨ Fantin-Latour n’a alors que vingt-cinq ans quand il peint cette toile. Formé d’abord par son père, puis par Lecoq de Boisbaudran, il intègre l’École des Beaux-Arts en 1854. Cette même année, il fréquente l’atelier de Courbet et se lie avec Ingres, Delacroix, Corot ou Manet — des amitiés qui nourriront ses grands portraits de groupe, aujourd’hui considérés comme des documents essentiels sur l’avant-garde de son temps.

Mais, c’est dans la peinture de fleurs, genre auquel il consacrera jusqu’à plusieurs centaines de compositions au fil de sa carrière, qu’il trouvera son public le plus fidèle, et notamment outre-Manche. Les collectionneurs et marchands britanniques feront en effet de lui l’un des peintres de fleurs les plus recherchés de son époque.

🤍 C’est qu’il y a une âme dans ces bouquets. Loin de se réduire à de simples compositions florales, ils ne visent pas la seule joliesse : ils sont comme habités, et c’est cette qualité rare qui se dessine déjà dans ce vibrant tableau de jeunesse. L’œuvre s’apprête aujourd’hui à rejoindre les cimaises d’une vente aux enchères, où amateurs et collectionneurs pourront en percevoir, un siècle et demi plus tard, toute la dimension expressive.
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Enchère à suivre ! 💫
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🗓️ Jeudi 24 septembre 2026, 10h00 : Vente de la maison Hampel (Munich) @hampel.fine.art.auctions


🔍 Lot 465 : Henri-Théodore FANTIN-LATOUR (1836-1904), Fleurs d’automne (oct. 1861). Huile sur toile signée de 46,4 x 36,5 cm. [ Estim. 160 000 – 200 000 € ]

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