Le Printemps dispersant les étoiles
🌸🍃 Le printemps est enfin là !
Pour ce 20 mars, jour d’équinoxe du printemps, Edwin Blashfield nous offre la plus belle des métaphores. Dans “Spring Scattering Stars”, le Printemps se voit personnifié par une jeune femme dénudée, la lune en croissant pour monture. Elle sème une pluie d’étoiles dans un ciel nocturne chargé de nuages, tandis qu’un enfant, tel un ange virevoltant, l’aide à cette tâche, portant la lourde besace d’où s’échappent les étoiles.
🎨 Derrière cette vision poétique se profile un artiste au parcours singulier. Formé à Paris dans l’atelier de Léon Bonnat de 1867 à 1881, le peintre américain Edwin Blashfield séjourne régulièrement en Italie pour y étudier la fresque. Son style s’inspire du symbolisme épuré de Pierre Puvis de Chavannes, ainsi que du style académique de Jean-Paul Laurens. Principalement connu comme muraliste — on lui doit notamment le grand dôme de la Bibliothèque du Congrès à Washington —, il pratique également la peinture de chevalet, où il aime à mêler figures allégoriques et thèmes historiques ou moraux.
🌙 “Spring Scattering Stars” offre un témoignage saisissant de cette sensibilité. Il émane de cette œuvre une dimension éminemment onirique : la figure allégorique émergeant de la nuit telle une apparition céleste, cette palette bleutée dont jaillit une lune nacrée, les étoiles semées comme autant de promesses dans la nuit finissante. Le Printemps n’y est ni triomphant ni spectaculaire. Il avance à pas lents sur l’astre de la nuit, et disperse la lumière comme on disperse une grâce.
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Joyeux Printemps ! 💫
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🖼️ Edwin BLASHFIELD (1848-1936), Spring Scattering Stars (1927). Collection privée.


