Femme de la campagne
🌄 Le soir tombe sur les moissons.
La lumière, déjà basse, incendie l’horizon d’un jaune orangé qui se déploie en larges bandes derrière la silhouette d’une jeune femme vue de dos. Elle porte deux gerbes qu’elle vient de lier, une dans chaque main, ultime tâche avant de rejoindre le hameau que l’on aperçoit au loin.
🌽 La composition doit beaucoup à ce contre-jour : le corsage blanc capte les dernières clartés du ciel, tandis que la jupe et les gerbes se fondent dans une même pénombre chaude, presque cuivrée. À gauche, une meule de foin, sombre et imposante, referme le champ visuel et fait contrepoids à la silhouette de la paysanne ; au loin, d’autres meules ponctuent la plaine jusqu’à la ligne des arbres.
Cette scène de fin de journée s’inscrit dans une tradition bien établie autour de 1900 : celle des travaux des champs saisis à l’heure où le labeur s’achève, entre fatigue et apaisement, qui inspira tant Jules Breton que Léon Lhermitte. Ici, l’artiste s’attache moins au portrait qu’au geste et à la noble figure, laissant le visage dans l’ombre pour privilégier l’attitude — le buste légèrement penché, les bras chargés, le pas suspendu.
🖌️ La touche, plus appuyée dans le rendu des épis et de la terre labourée, se fait plus discrète dans le traitement du ciel, où les couleurs se fondent en dégradés continus. Ce contraste de facture donne au tableau son équilibre, la rigueur du premier plan répondant à la douceur diffuse de l’arrière-plan.
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Enchère à suivre ! 💫
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🗓️ Vendredi 11 septembre 2026, 10h00 : Vente de la maison Hargesheimer (Düsseldorf, Allemagne) @hargesheimer_kunstauktionen
🔍 Lot 2547 : ÉCOLE FRANÇAISE, Femme de la campagne avec des gerbes (vers 1900). Huile sur toile de 62 x 51 cm. [ Estim. 420 – 840 € ]
crédit photo © maison de vente


